Les éditions Glénat ont la bonne idée de rééditer, dix ans après sa première parution, le formidable Oldman du Taïwanais Chang Sheng dont le tome 2 paraît aujourd’hui.
On avait laissé Oldman en très mauvaise posture à la fin du tome 1. Avec l’aide du trio qu’il forme avec la guerrière Rebecca et l’anatomiste Wilson rejoint par Neleh, il est en fuite. L’armée du terrible Hammer est en effet à leurs trousses. Et l’on apprend qu’il doit sa cicatrice au visage à Rebecca, la cheffe des rebelles.
Ils se retrouvent donc sur le champ de bataille et à nouveau les 2 ennemis s’affrontent en combat singulier brutal. Rebecca va devoir sortir son arme ultime.
Pendant ce temps, la reine fomente un plan machiavélique pour conserver sa jeunesse éternelle. Et Oldman cherche à inverser sa magie temporelle pour récupérer ses années volées.
Ce manhua n’est pas seulement un récit historique fantastique. C’est aussi une réflexion fine sur les faux semblants, les illusions. Magie, identités, jusqu’au pouvoir même sont au cœur du récit. Entre Oldman et la reine, c’est un prodigieux jeu de dupes. Qui manipule qui ? Lequel sera le plus fort dans ce vertige temporel ?
Ce 2ème tome est particulièrement survolté car même les retours en arrière mettent en scène combats et autres batailles des rebelles contre l’armée de la reine.
Le trait de Chang Sheng est savamment réaliste voire hyperréaliste dans les quelques planches pleine page en couleur. Son dessin noir et blanc au trait valorise le dynamisme des scènes. Il est porté par une subtile mise en page aux agencements audacieux.
À découvrir ou à redécouvrir absolument ! D’autant que cette édition propose le storyboard initial d’Oldman et L’avion en papier. Il s’agit là d’une histoire courte en couleurs créée en 2015 lors du festival d’Angoulême sur le thème du temps, sujet décidément très cher à Chang Sheng.
Les éditions Glénat proposent dans le même temps une version audio de la bande dessinée La Bombe.
Camille DOUZELET et Pierrick SAUZON
Oldman de Chang Sheng, traduit du chinois (taïwanais) par Fabien Quesvin, 640 pages, 15,95 €, éd. Glénat. En librairie le 1er juillet 2026.


