Infernal affairs II de Andrew Lau & Alan Mak

Comment, lorsque le premier opus se termine par la mort de l’un de ses personnages principaux, faire une suite digne de ce nom à Infernal Affairs ? La réponse est simple : en revenant dans le passé. Suite à l’assassinat de Kwun, l’un des parrains de la mafia, la police doit gérer l’inévitable bain de sang dû à la succession du pouvoir. Sam, le seul à être resté fidèle au défunt, se retrouve sous les ordres de Hau, le fils de Kwun. Afin de se surveiller mutuellement, Sam envoie Ming infiltrer la police tandis que la police utilise Yan au sein de la triade.

Manière maligne d’étoffer la saga, les scénaristes profitent de ce retour en arrière et des situations pour le moins tordues, pour explorer la facette psychologique de ses personnages. Les motivations des deux taupes sont évidemment au centre de l’histoire, mais l’implication de leur mentor (Sam et Wong) et les dilemmes qui s’ensuivent enrichissent un scénario finalement assez convenu. L’atout majeur de cette suite est donc l’attente du point de rupture, où chacun se prend en pleine face la réalité de la situation. Du coup, les scènes fortes sont légions et amplifiées par une mise en scène sèche et froide qui fait de cette suite une petite perle à la hauteur du premier film.

Éditeur : Studio Canal

Pays : Hong-Kong

Emilien Baud