Princesse Mononoke de Hayao Miyazaki

Le 12 janvier 2000 est sorti sur les écrans de cinéma français “Princesse Mononoke”, le dernier film d’Hayao Miyazaki.
Il raconte l’histoire du conflit entre San, la princesse des loups que Moro la louve a recueillie et élevée, et Dame Eboshi, une femme ambitieuse et arrogante mais au grand coeur, puisqu’elle aide de jeunes orphelines et des lépreux.
Entre elles apparaît un prince pacifique venu de l’Est, qui tente de mettre fin à leur haine mutuelle. Mêlant à ce conte épique des légendes ancestrales du Japon (Deidara, le faiseur de montagnes), Miyazaki nous livre ici son film le plus captivant et le plus grave.
La forêt n’est plus habitée par des Totoros, mais par des sangliers féroces et déterminés, par des loups sauvages et par des orangs-outangs qui, s’ils ne sont pas attachants, ont le mérite d’avoir une vision de l’homme très déconcertante. On en arrive presque à avoir honte d’être un humain. Car même si l’histoire se déroule au XVe siècle, le film soulève des problèmes contemporains. N’est-il pas possible que les hommes et la nature vivent en harmonie ?

Passionnant, émouvant, bouleversant, troublant, … il n’y a pas assez de mots pour décrire ce pur chef d’oeuvre de l’animation japonaise, d’une beauté sublime comme par exemple lors de la première apparition du dieu cerf au prince Ashitaka, la rencontre entre San et Ashitaka, le long de la rivière, ou encore le combat au coeur de la forteresse entre Dame Eboshi et la princesse Mononoke.
Attention toutefois, pour les puristes, à la version doublée : les voix sont vides de toute émotion et se ressemblent toutes ; le film en perd une partie de sa poésie, et on s’aperçoit dans ce cas de l’importance des voix dans un film d’animation. Même si on peut se demander comment les voix françaises auraient pu retranscrire le ton doux et chantant de la langue japonaise ? Heureusement, la musique de Joe Hisaishi n’est en rien altérée, et exerce son pouvoir envoûtant et fascinant.
Espérons que le succès permettra à ce film de sortir dans de nombreuses salles – à Lyon, par exemple, il n’est à l’affiche, que dans trois salles dont une seulement en VO – et de connaître une longue vie au cinéma.
(Antoine Marx)

Éditeur : Studio Ghibli

Pays : Japon

Antoine Marx

Princesse Mononoke de Hayao Miyazaki

Ere Muromachi. Malgré un Japon encore verdoyant, l’homme et les progrès techniques empiètent tout doucement sur l’équilibre écologique. Au nord de l’Archipel, la tribu des Emishi vit de façon pacifique et respectueuse. Mais, un jour, le jeune prince Ashitaka est obligé de tuer un sanglier, possédé par un esprit de la forêt, pour sauver son village. Blessé, Ashitaka doit quitter le village pour trouver le dieu-cerf, seule créature douée de pouvoirs surnaturels capable de le sauver de la mort. Après un long voyage, le jeune homme va trouver sur sa route un village de forgeron, en proie aux attaques d’une jeune fille sauvage, surnommée Princesse Mononoké, et des loups qui l’ont élevée. Ce soir-là, il lui sauve la vie, l’emportant au coeur de la forêt, lieu d’habitat du dieu-cerf…

     Le 12 janvier 2000 est sorti sur les écrans de cinéma français “Princesse Mononoke”, le dernier film d’Hayao Miyazaki.

     Il raconte l’histoire du conflit entre San, la princesse des loups que Moro la louve a recueillie et élevée, et Dame Eboshi, une femme ambitieuse et arrogante mais au grand cœur, puisqu’elle aide de jeunes orphelines et des lépreux.

     Entre elles apparaît un prince pacifique venu de l’Est, qui tente de mettre fin à leur haine mutuelle. Mêlant à ce conte épique des légendes ancestrales du Japon (Deidara, le faiseur de montagnes), Miyazaki nous livre ici son film le plus captivant et le plus grave.

     La forêt n’est plus habitée par des Totoros, mais par des sangliers féroces et déterminés, par des loups sauvages et par des orangs-outangs qui, s’ils ne sont pas attachants, ont le mérite d’avoir une vision de l’homme très déconcertante. On en arrive presque à avoir honte d’être un humain. Car même si l’histoire se déroule au XVe siècle, le film soulève des problèmes contemporains. N’est-il pas possible que les hommes et la nature vivent en harmonie ?

     Passionnant, émouvant, bouleversant, troublant, … il n’y a pas assez de mots pour décrire ce pur chef d’oeuvre de l’animation japonaise, d’une beauté sublime comme par exemple lors de la première apparition du dieu cerf au prince Ashitaka, la rencontre entre San et Ashitaka, le long de la rivière, ou encore le combat au cœur de la forteresse entre Dame Eboshi et la princesse Mononoke.

     Attention toutefois, pour les puristes, à la version doublée : les voix sont vides de toute émotion et se ressemblent toutes ; le film en perd une partie de sa poésie, et on s’aperçoit dans ce cas de l’importance des voix dans un film d’animation. Même si on peut se demander comment les voix françaises auraient pu retranscrire le ton doux et chantant de la langue japonaise ? Heureusement, la musique de Joe Hisaishi n’est en rien altérée, et exerce son pouvoir envoûtant et fascinant.

     Espérons que le succès permettra à ce film de sortir dans de nombreuses salles – à Lyon, par exemple, il n’est à l’affiche, que dans trois salles dont une seulement en VO – et de connaître une longue vie au cinéma.

(Antoine Marx)

Date de sortie internationale : 1997

Pays : Japon