Quand les arbres montaient au ciel de Jean-Michel Severyns

Un arbre ne monte pas au ciel dit un proverbe chinois. Pourtant, avant la fameuse crise de 1997 qui a ébranlé les certitudes du monde asiatique et occidental, tout le monde pensait le contraire. Ce journal de bord de l’Asie au quotidien de l’année 1999 est une revue de presse doublée d’une analyse fine de la situation asiatique. Un peu comme si vous lisiez une sélection du quotidien Le Monde.
En abordant ce livre dont le titre poétique m’avait dans un premier temps attiré, j’ai failli le rejeter dans la pile déjà haute des livres à lire plus tard, lorsque j’aurai le temps… ou plus rien d’autre à lire ! – ce qui n’est bien entendu jamais le cas ! Voilà une somme d’informations docte, prétentieuse et donc ennuyeuse. Heureusement ce sont mes certitudes qui sont passées en bas de la pile.
Parfois édifiant, tantôt instructif, toujours passionnant. “Quand les arbres montaient au ciel…” est hautement recommandable à toute personne qui s’intéresse de près ou de loin à ce continent. Jean-Louis Severyns, avec ses 25 années passées en Asie, est un sage, digne des plus grands maîtres. Chaque jour de l’année, il évoque un fait d’actualité, sur une page ou deux, l’analyse, puis porte un jugement non péremptoire. Ainsi ce qui était compliqué devient accessible à tous.
J’espère que l’éditeur aura la bonne idée de publier chaque année de telles nouvelles chroniques d’Asie.

Éditeur : Olizane

Pays : Divers

Jean-Pierre Gimenez