Poison City de Tetsuya Tsutui

Poison City, écrit par Tetsuya Tsutui, raconte l’histoire de Mikio Hibino, jeune auteur de mangas. Ce dernier publie pour la première fois son manga, Dark Walker. Une maladie se répand dans la ville et les contaminés mangent d’autres êtres humains avant de reprendre leur vie comme si de rien n’était.

Au fur et à mesure de l’histoire, on se rend compte qu’il y a un lien entre les deux histoires, entre la vie de Mikio Hibino et celle des deux personnages de Dark Walker, Tôru Kiritani et Haruka Sakazaki.

 Leur vie à tous les trois est en train de changer sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Les personnages connaissent une même prise de conscience.

L’auteur de Poison City mentionne aussi la censure sur les BD aux États-Unis. Il imagine que le Japon connaît une situation similaire. Une loi est votée en raison des Jeux Olympiques de Tokyo. Elle a pour but de supprimer tout ce qui serait contraire aux bonnes mœurs  et considéré comme dangereux pour les enfants.

Les œuvres sont évaluées par un comité, selon certains critères. La violence, la pédophilie sont des éléments qui peuvent amener les membres du comité à déconseiller ou interdire la lecture de ces ouvrages.

 L’œuvre de Mikio Hibino est considérée comme nocive et est retirée de la vente.

Le parallèle entre la situation de Mikio Hibino et celle de ses personnes m’a plu. L’histoire est construite autour des problèmes que la situation entraînent pour eux et on voit comment ils cherchent à dépasser cette situation.

Le message que l’auteur de Poison City fait passer m’a beaucoup intéressé. J’ai apprécié aussi en apprendre plus sur l’histoire de la censure connue par la littérature dans le monde. J’ai été aussi surprise que la précédente œuvre de Tetsuya Tsutui, Manhole, avait connu la censure au Japon.

Informations pratiques

Poison City de Tetsuya Tsutui (2014) en 2 tomes

Editions Ki-oon, 2015, livres brochés 208 et 224 pages, 7.90 euros