Mon voisin Totoro : dernier espoir pour la japanimation en France ?

La sortie du chef d’œuvre de Miyazaki (seulement 10 ans après sa sortie japonaise) est l’occasion d’un bilan sur l’accueil publique des films d’animation japonaise. En effet, cette année est particulièrement riche en sorties, et qui plus est en sorties de qualité. Tour à tour, Perfect Blue de Satoshi Kon sorti début septembre (nous l’avions programmé lors du 1er Anim’asia avec 10 mois d’avance !) et Jin-Roh ont eu droit à une sortie nationale, sans compter Mononoke Hime prévu pour janvier 2000 (soit 14 mois après l’avant première d’Asiexpo !). Or si on peut se réjouir que des oeuvres de sensibilité si différente puissent être programmées la même année en France, les résultats en terme d’entrées de ces films sont alarmants !

A peine 60 000 entrées pour Perfect Blue en France et un petit flop pour Jin-Roh. Et pourtant, l’accueil critique avait été plus que chaleureux : Télérama avait choisi le-petit-bonhomme-qui-rit pour Perfect Blue et Jin-Roh a bénéficié d’articles élogieux dans Le Monde et les Cahiers du Cinéma (excusez du peu !). Les préjugés seraient-ils plus forts que l’approbation de ces critiques ? Toujours est-il que si on veut voir d’autres manga sortir un jour, il faudrait que le public suive. Or là où le dessin animé pour adultes a échoué, reste l’espoir que le dessin animé pour enfants obtienne un relatif succès. Ainsi Totoro est-il notre dernier espoir, d’abord parce qu’il sort à Noël (période où chacun retrouve son âme d’enfant) et ensuite car ce bijou réjouit autant les enfants que les adultes. Avec “Kirikou et la sorcière”, Gebeka Films avait prouvé qu’un dessin animé peut avoir de l’audience sans les grosses machines publicitaires “Disneyènes”, mais par le bon vieux bouche à oreille. Lors de l’avant première accordée à Asiexpo le distributeur, Marc Bonny, expliquait qu’il comptait sur le public cinéphile et animéphile pour amener le public familial. Autant dire que si vous voulez aider la japanimation, il est temps de prendre votre carnet d’adresses pour que Totoro ait le succès qu’il mérite !

(Simon Serverin)

Pays : Japon

Simon Serverin

Mon voisin Totoro : dernier espoir pour la japanimation en France ?

La sortie du chef d’oeuvre de Miyazaki (seulement 10 ans après sa sortie japonaise) est l’occasion d’un bilan sur l’accueil publique des films d’animation japonaise. En effet, cette année est particulièrement riche en sorties, et qui plus est en sorties de qualité. Tour à tour, Perfect Blue de Satoshi Kon sorti début septembre (nous l’avions programmé lors du 1er Anim’asia avec 10 mois d’avance !) et Jin-Roh ont eu droit à une sortie nationale, sans compter Mononoke Hime prévu pour janvier 2000 (soit 14 mois après l’avant première d’Asiexpo !). Or si on peut se réjouir que des oeuvres de sensibilité si différente puissent être programmées la même année en France, les résultats en terme d’entrées de ces films sont alarmants !
A peine 60 000 entrées pour Perfect Blue en France et un petit flop pour Jin-Roh. Et pourtant, l’accueil critique avait été plus que chaleureux : Télérama avait choisi le-petit-bonhomme-qui-rit pour Perfect Blue et Jin-Roh a bénéficié d’articles élogieux dans Le Monde et les Cahiers du Cinéma (excusez du peu !). Les préjugés seraient-ils plus forts que l’approbation de ces critiques ? Toujours est-il que si on veut voir d’autres mangas sortir un jour, il faudrait que le public suive. Or là où le dessin animé pour adultes a échoué, reste l’espoir que le dessin animé pour enfants obtienne un relatif succès. Ainsi Totoro est-il notre dernier espoir, d’abord parce qu’il sort à Noël (période où chacun retrouve son âme d’enfant) et ensuite car ce bijou réjouit autant les enfants que les adultes. Avec “Kirikou et la sorcière”, Gebeka Films avait prouvé qu’un dessin animé peut avoir de l’audience sans les grosses machines publicitaires “Disneyènes”, mais par le bon vieux bouche-à oreille. Lors de l’avant première accordée à Asiexpo le distributeur, Marc Bonny, expliquait qu’il comptait sur le public cinéphile et animéphile pour amener le public familial. Autant dire que si vous voulez aider la japanimation, il est temps de prendre votre carnet d’adresses pour que Totoro ait le succès qu’il mérite !

Éditeur :

Pays : Japon

Simon Serverin