Charte éthique du voyageur

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Deux mondes se rencontrent à chaque fois qu’une personne se déplace d’un pays à l’autre. Mais n’oublions pas que nous sommes toujours un invité. Les pays que nous visitons avec tant de plaisir sont nos hôtes.
Atalante, tour-opérateur lyonnais spécialisé dans les voyages d’aventure et de nature est à l’initiative de cette charte qui devrait être adoptée par toutes les agences de voyage et sensibiliser tout voyageur. Que vous soyez voyageur organisé, routard ou aventurier, faites connaître ce document autour de vous.

Une bonne photo se fait avec son sujet, pas contre lui. Les photographes ont tout à gagner à prendre le temps d’établir un climat de confiance, à demander l’autorisation de filmer ou de photographier et à se conformer aux éventuels refus.

Les tenues trop moulantes, trop dénudées, trop ostentatoires ou trop décontractées sont susceptibles de choquer sous certains cieux. Il en va de même des codes régissant les contacts corporels (caresser la tête d’une enfant, serrer la main d’une femme pour un homme, s’asseoir à côté d’une femme, s’embrasser en public, …).

Le tourisme sexuel est une atteinte à la dignité humaine condamnée par les lois. Il ne ressemble pas toujours au premier abord à la prostitution. Nombreux sont les exemples de voyageurs qui rentrent de tel ou tel pays émerveillés de la “fantastique liberté sexuelle” (!) de ses habitants, sans même réaliser qu’elle n’est motivée que par la misère ambiante.

Dons et cadeaux ne sont pas des gestes innocents. Ils peuvent parfois prendre une connotation condescendante, méprisante ou déplacée (jeter par exemple des pièces ou des bonbons à des enfants afin de s’en débarrasser). Les cadeaux, dons et pourboires trop importants compte tenu du niveau de vie général du pays visité déstabilisent les équilibres économiques locaux. Les enfants qui reçoivent de l’argent pour des photos ou parce qu’ils mendient, ne sont plus scolarisés, gagnent plus d’argent que leur père :ceci peut créer d’importantes distorsions dans les structures familiales (non respect du père et des anciens).

Certains dons peuvent s’avérer dangereux lorsqu’ils sont distribués au hasard, notamment les médicaments. Les hôpitaux et dispensaires, lorsqu’ils existent, sont souvent plus à même de les gérer. De la même façon, les bonbons et sucreries ont des conséquences longtemps après notre passage (caries dentaires).

– Utiliser les hôtels locaux plutôt que les chaînes hôtelières d’Etat ou étrangères, les transports locaux, les services rémunérés des populations locales (guides, cuisiniers, …) est souvent le meilleur moyen de les faire bénéficier directement de l’argent du tourisme.

Un appareil photo ou simplement une paire de chaussures peut être l’équivalent de plusieurs mois ou années de salaire aux standards du pays visité. Les exhiber ou les traiter sans ménagement peut s’avérer choquant ou être mal compris.

– Le marchandage fait culturellement partie de la tradition commerciale de certains pays. S’y refuser est souvent mal interprété et peut contribuer à l’augmentation du coût de la vie. En revanche, il ne faut pas oublier que des sommes dérisoires pour le visiteur peuvent être d’une grande importance pour celui qui les reçoit.

Les voyageurs se doivent d’éviter de laisser derrière eux leurs déchets, quels qu’ils soient. Mieux vaut limiter, dans ses bagages, les emballages qui devront être laissés sur place.

L’observation des animaux ne doit pas modifier leur comportement naturel et déranger leur vie quotidienne. Il est préférable de garder une distance que les animaux considèrent comme sûre, et de se garder de faire trop de bruit.

– Il est important de respecter les réglementations en vigueur dans les Réserves et Parcs naturels. Payer les taxes d’entrée ou de séjour permet la conservation et la préservation des sites. Exiger le reçu de ces taxes permet d’éviter le détournement de ces fonds.

Certains “souvenirs” qui font partie du patrimoine naturel du pays d’accueil ne doivent pas quitter celui-ci.

– Les accords pour la protection des espèces (CITES) – qui visent à protéger plus de 2 500 espèces d’animaux et 30 000 espèces de plantes menacées – interdisent le commerce des peaux, d’ivoire, d’écailles, de coraux, de coquillages, de même que l’importation d’animaux exotiques vivants.

L’eau potable est parfois une denrée rare qu’il faut utiliser avec parcimonie et éviter de polluer. Les voyageurs doivent préférer autant que possible les lessives sans phosphates, les savons et détergents biodégradables, faire leurs lessives et toilette en aval des habitations et à distance des points d’eau potable.

Extrait de la Charte Ethique du Voyageur créée par Atalante.
Site web: www.atalante.fr

Pays : Divers

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