Le temps du plaisir : “La Danse du Dragon” de Tsui Hark

Je sors du film de Tsui Hark “La Danse du Dragon” lors du 2e Festival Polars & Samourais d’Asie organisé par Asiexpo, et je suis partagé entre deux états : tout d’abord l’extase : ce film est un véritable bijou, une perle rare, un film qu’on peut rêver voir, sans vraiment y croire. Certes le cinéma est subjectif, et tout le monde ne peut pas avoir le même point de vue. Ensuite, l’incompréhension : pourquoi cette merveille du cinéma ne fait-elle pas salle comble ? pourquoi tout le monde ne se rue-t-il pas sur ce chef d’oeuvre ?
Méconnaissance ? Peut-être… il en est de même pour le manga. Alors qu’est-ce ? Cette désormais célèbre “différence de culture, de mentalité” qui empêche les Européens de préférer un film de Kitano à un Luc Besson ou à un film américain à deux francs avec Sharon Stone ou Bruce Willis ? Sûrement…
C’est peut-être aussi parce que le cinéma asiatique – tout comme le manga – est mal défendu. Il faut cesser les lieux communs. Si les gens ne s’y intéressent pas, rien ne servira d’essayer de les convaincre. Si une personne, après être allée voir un des rares films asiatiques qui parvient à sortir sur nos écrans, n’est pas convaincue du talent et de la virtuosité du cinéma oriental, si elle n’est pas capable de comprendre où est l’intérêt de “Princesse Mononoke”, ou bien, pourquoi “La Danse du Dragon” est un bon film… Alors la cause est indéfendable.
Néanmoins il ne faut pas se voiler la face : il y a du mauvais cinéma asiatique et de mauvais mangas. On a pu voir avec Dragon Ball à quels excès conduisait la démocratisation. Si l’on veut convaincre, il faut montrer ce qu’il y a de meilleur.
J’espère que des personnes passionnées comme vous, continueront longtemps à nous montrer, ce qu’il y a de meilleur.

Éditeur :

Pays : Afghanistan

Antoine Marx