Interview de Cliff Hui (réalisateur “A distant close”)

Interview de Cliff Hui (réalisateur du court métrage “A distant close”, Hong Kong, 3e Prix ex aequo New Asian Cinema du Public du 9e Festival Cinémas & Cultures d’Asie de Lyon)
par Thierry Voissat, traductions de Laureen Kirsten

C’est la première fois que vous venez en France, êtes-vous heureux d’être ici ?
Oui je suis très heureux. C’est ma première visite en Europe et Lyon est une très belle ville.

Pour parler de cinéma, que pensez-vous des réactions du public lors de la projection de votre film ?
Je les ai trouvées très positives. Le public donne à mon film la chance d’être projeté. En plus, j’aime beaucoup le public français.

Vous avez remporté un prix aujourd’hui. Que ressentez-vous maintenant, juste après l’avoir reçu ?
C’est très important pour moi cette reconnaissance, car je n’ai gagné qu’un prix à Hong Kong, et celui-ci est le premier que je remporte à l’étranger. Je souhaite vivement que les gens de tous les pays puissent voir mon film, j’aime voir la joie des spectateurs sur leurs visages.

Quels sont vos projets ?
Je voudrai passer de l’école (“A distant close” est film de fin d’études) au monde réel de l’industrie du cinéma. Je pense qu’elle m’apportera beaucoup d’expérience et j’espère surtout bientôt réaliser d’autres films.

Une question plus technique maintenant : quand j’ai vu le film, j’ai pensé à la Nouvelle Vague de cinéma français. Etes-vous influencé par ce cinéma, est-ce votre vision du cinéma que vous retranscrivez dans vos films ?
Je n’essaye pas de transposer toutes mes idées dans mes films, mais j’essaye tout de même de mettre un peu de mon style dans mes films, c’est ma façon de faire passer un message. J’aime beaucoup les films de rue, ce nouveau genre me passionne.

J’aime beaucoup votre film, et particulièrement le début et la fin qui semblent transmettre la même chose, avec cette fille qui court au ralenti. C’est une très belle scène. Cependant, j’ai été choqué par deux images : au début du film une lampe éclairée qui bouge, et à la fin, on voit la même lampe, mais elle est fixe. Est-ce une image, que vous vouliez exprimer ?
J’ai plusieurs explications. Je voulais faire un film plus dramatique, et chaque scène devait donc être une surprise pour le public. Lorsque les spectateurs voient la première scène, ils ne savent pas pourquoi cette fille court. La scène finale leur permet de comprendre. Je souhaitais démontrer au public que rien n’est évident dans un film, qu’il peut y avoir des surprises.

On reconnaît bien votre symbolique, cette lampe. Je suppose que vous êtes heureux de savoir que le public a reçu votre message.
Je voulais faire passer un message sur la haine et l’amour. J’ai écrit le scénario d’une façon très simple, pour que tout le monde comprenne facilement. L’amour et la haine sont à la fois des émotions différentes et similaires.

Pays : Divers

Thierry Voissat