Hou Hsiao-hsien de dirigé par Jean-Michel Frodon

Autant l’avouer, je n’apprécie guère la cinéma de Hou Hsiao-hsien -contrairement au reste de la rédaction-, je lui préfère largement l’univers aquatique de Tsai Ming-liang. A chaque sortie d’un de ces deux chefs de file du cinéma taïwanais, je me précipite dans la salle obscure la plus proche, pour amener de l’eau à mon moulin : ennui voire exaspération pour le premier, enthousiasme pour le second. Exceptions faites pour “Le maître de Marionnettes”, “Un Temps pour vivre, un temps pour mourir”, ou dernièrement “Les Fleurs de Shanghai” qui méritent plus d’un arrêt sur image. Ce livre consacré à Hou Hsiao-hsien suit un parcours identique : tantôt ennuyeux voire exaspérant, tantôt enthousiasmant -rassurez-vous la majorité du livre-. Une première partie composée d’essais de critiques de cinéma, suivie d’une interview-fleuve, et pour conclure une analyse de chacun des quatorze films du réalisateur. Un ouvrage collectif qui a le mérite d’être unique. A mettre en parallèle au documentaire “HHH” d’Olivier Assayas.

Dans le même temps, vient de paraître un livre sur Tsai Ming-liang. Intéressant mais d’un coût un peu élevé.
TSAI MING-LIANG / Olivier Joyard, Jean-Pierre Rehm et Danièle Rivière. Editions Dis Voir, 1999, 128 p, 220 F. Dans la même collection : “Wong Kar-wai”.

Éditeur : Cahiers du cinéma

Pays : France

Jean-Pierre Gimenez