Ayashi no Ceres, Un conte de fée céleste vol.1 de Yuu Watase

Yuu Watase est bien connue chez nous pour avoir signé le manga Fushigi Yûgi dont la parution aux éditions Tonkam s’est achevée il y a peu. Aujourd’hui, sort, toujours aux éditions Tonkam, le premier tome de sa dernière oeuvre en date : Ayashi no Ceres – Un Conte de Fée Céleste. Les premières pages de ce manga commencent comme un shôjo classique. Aya, l’héroïne est une jeune fille de seize ans comme les autres, sa vie est rythmée par les clubs de Karaoké où elle emmène régulièrement ses amis. Le récit éclate quand, lors de son anniversaire et celui de son frère jumeau Aki, toute sa famille réunie en conseil leur offre une mystérieuse boîte. En l’ouvrant, les deux jeunes gens découvrent une main momifiée. Par un phénomène étrange, Aki est alors comme lacéré de coups. Aya, contrairement à son frère n’est pas blessée et demande à sa famille de lui venir en aide. Mais, à sa grande stupéfaction, toute sa famille lui fait comprendre que c’est elle qui doit mourir.
Restant sans voix, Aya est alors sauvée par le mystérieux Tooya. Elle va enfin comprendre le complot dont elle est victime. Par rapport à Fushigi Yûgi, Ayashi no Ceres relève plus du domaine fantastique et on fait tout de suite le rapprochement avec Mermaid Scar de Rumiko Takahashi (Maison Ikkoku, Ranma 1/2), mais la comparaison s’arrête là car Ayashi no Ceres reste un bon exemple de shôjo-manga et comme dans Fushigi Yûgi, la légende, aussi sombre soit elle, côtoie les jolis garçons mystérieux et romantiques (cela va de soi) et un humour typique du genre shôjo. Cependant, autant Fushigi Yûgi gardait toujours un ton léger, autant dès le premier tome de Ayashi no Ceres, la jeune Aya est transportée (non pas dans un autre univers) mais dans une histoire abominable dans laquelle même ses propres parents veulent la tuer. Destin terrible, mais manga très agréable à lire.

Éditeur : Tonkam

Pays : Japon

Julien Bouvard