Les miroirs de la négociation en Chine de Marie-Chantal Piques

Eviter les maladresses, lutter contre les préjugés, composer avec la bureaucratie, respecter la hiérarchie, décoder les codes, avoir le comportement adéquat en toutes circonstances, jouer avec la corruption, … rapide florilège de ce qui vous attend, si vous souhaitez faire des affaires en Chine. Si pour vous, négocier avec des chinois, c’est du chinois, et l’art de la négociation s’apparente à celui de la guerre, alors cet ouvrage fort docte sera votre livre de chevet avant le grand départ.
Si l’on nomme, la Chine, L’Empire du Milieu ce n’est pas un hasard. En Occident, nous sommes soit à droite, soit à gauche, les chinois eux pratiquent l’économie socialiste de marché. En France, soit vous êtes patron, soit employé, soit cadre c-a-d que vous êtes employé mais du côté du patron. En Chine, les patrons sont employés (par l’Etat), et il arrive que les employés soient patrons (pas si révolutionnaire comme idée, les américains appellent cela des actionnaires). De plus, ils ont inventé, il y a plusieurs millénaires, un nouvel archétype : le fonctionnaire. En Occident, on a trouvé l’idée intéressante. En France tout est simple, catégorisé, classifié, étiqueté, fiable, logique, on a tout de même eu Descartes. En Chine rien d’aussi simple : ils ont eu Mao, et ils ont inventé le Ying et le Yang, le ping-pong,… et le commerce.
Pauvres occidentaux que nous sommes, cette étrange-étrangère Asie ne peut que nous dé-router (dans le meilleur des cas), nous “rouler” (dans le pire), et finalement nous re-router de là où nous sommes venus.

Depuis 30 ans Marie-Chantal Piques connaît bien les chinois. Aujourd’hui, elle est consultante et formatrice auprès de petites, moyennes ou grandes entreprises qui désirent gagner de l’argent en Chine. Elle les connaît tellement bien, que dans son exposé didactique pas toujours très éclairant, manquant cruellement d’exemples concrets qui nous aurions été en droit d’attendre au vu de son expérience, elle a l’art et la manière de tout expliquer en ne disant rien (sauf en page 214 où elle fait son propre “publi-reportage”). A croire qu’elle est un peu chinoise.

Éditeur : Philippe Picquier

Pays : Divers

Jean-Pierre Gimenez