L’ENFANT ET LE MAUDIT volume 7 de NAGABE

  Les 2 soldats qui les avaient attaqués les ont déjà retrouvés. Le Professeur se retrouve face à l’un d’entre eux dans la plaine enneigée. Déstabilisé un moment par les paroles de son adversaire, qui croit l’avoir connu, il est surtout piégé par son stratagème étonnant. Il ne doit la vie sauve qu’à l’intervention d’enfants noirs qui déchiquètent le soldat. Il court alors vers la maison car le 2ème s’y trouverait déjà. En effet celui-ci fouille la maison à la recherche de Sheeva. Elle s’est cachée mais n’a pas grand espoir de s’enfuir. Elle se rend alors compte que le soldat est quasiment aveugle. Sachant cela, elle parvient à sortir de la maison. Elle est alors blessée par un coup d’épée et s’effondre !

  Si le précédent tome était assez calme et propice aux révélations, le 7ème est tout le contraire ! Un petit moment de bonheur nous était offert avec le 1er vrai contact physique entre nos 2 personnages ? Maintenant les instants de désespoir s’enchainent… Les soldats les retrouvent, Sheeva est blessée et se révèle être victime malgré tout de la malédiction. Alors qu’il la soigne, le Professeur est dans l’incertitude et ne sait plus quoi faire. Est-lui qui lui a transmis le maléfice ? Que peut-il faire pour la soigner ? Il apprend alors qu’un grand groupe de soldats se dirigent vers eux : comment faire pour leur échapper ? Un enfant noir lui propose une solution, même si lui-même n’a jamais pu l’expérimenter. Le Professeur va-t-il tenter cette méthode risquée et incertaine ?

  Nagabe nous offre avec ce tome un demi-tour émotionnel presque effrayant. Les évènements s’enchainent très vite, plus tragique les uns que les autres. Et il ne faut pas oublier les combats, assez violents ; le contraste entre les maudits et les humains, entre le blanc et le noir, devient encore plus flagrant. L’histoire prend un aspect beaucoup plus dramatique. Il n’y a pas de révélation, à part la fameuse « solution », liée aux enfants noirs. Seul le Professeur, profondément troublé, nous fait part de ses pensées, troublées et indécises. Le ton est beaucoup plus sombre, contrastant avec le paysage enneigé. Le style de Nagabe prend alors tout son sens. Toujours aussi intéressant, ce manga comble aisément nos attentes. Cependant, il se termine encore avec un grand suspens, ne ménageant pas notre impatience. A suivre.

Fabrice Docher

L’ENFANT ET LE MAUDIT (TOTSUKUNI NO SHOJO) volume 7 de NAGABE (2019)

Fantasy / fantastique / tranches de vie / drame, Japon, Komikku Editions, janvier 2020, 178 pages, livre broché 7.99 euros