Le guerrier de feu de Chalerm Wongpim

Au début du XXème siècle??????, alors que les paysans thaïlandais sont en proie aux voleurs en tout genre, un jeune garçon vient à leur secours, armé d’artifices : il s’agit du Guerrier de feu! Sous cette dénomination se cache en réalité le jeune Siang, à la recherche du truand qui a jadis assassiné ses parents.

Prenez un personnage combattif genre Ong-Bak, dans l’univers de Robin des bois, ajoutez une romance à la Pretty Woman, et quelques tueries bien gore genre Kitano, saupoudrez d’un soupçon d’artifices et d’un brin de magie, et qu’obtenez-vous? Beaucoup diront un navet, et présentez comme cela, on ne pourra pas leur donner tort. Car il s’agit probablement de la plus grosse lacune de ce métrage, celle de mélanger les genres. Si le film est clairement un titre d’action orienté combat intense, le héros usant majoritairement pour se battre de coups de genoux style muay-thai, le réalisateur a parsemé les divers genres précités durant 1h30. Le spectateur se perd un peu, croyant commencer le film dans un genre, puis un autre, puis un autre…jusqu’au générique de fin! Il n’est pas évident de comprendre pourquoi un tel choix artistique, qui ne sert pas le film au mieux.
En revanche, le scénario tient plutôt bien la route, l’histoire et les personnages se dévoilant logiquement tout au long du film, avec quelques rebondissements, qui, même s’ils ne sont pas inattendus, tiennent suffisamment le spectateur en haleine pour lui donner envie de découvrir la suite.
Les acteurs tiennent eux aussi correctement leurs rôles, aussi bien dans les scènes d’action que dans les passages de comédie. D’un point de vue plus personnel, j’ajouterais que j’ai regardé le film en VO, et que j’ai été attiré par cette langue que je ne connaissais pas auparavant, aux accents chantant.
Du coup, tout comme la citrouille dans Cendrillon qui se transforme en carrosse, le navet tant attendu devient, pas le film de la décennie certes, mais un sympathique film d’action, à prendre avec un brin de second degré bien évidemment.

Acteurs : Dan Chupong, Leo Putt, Panna Rittikrai, Samart Payakarun, Kanyapak Suworakood

Éditeur : Metropolitan Film & Video

Pays : Thaïlande

JGC