“Duplicate” : Bollywood entre au musée Grévin

Une petite foule de fans est déjà rassemblée lorsque nous arrivons devant le musée Grévin. Il est 8 heures 25, lundi 28 avril 2008. Malgré une petite pluie, l’ambiance est gaie, chauffée par les paroles de Bole Chudiya que les fans entonnent en choeur, derrière la double rangée de barrières gardée par des malabars au crâne rasé auxquels, mais nous ne le savons pas encore, nous devrons nous frotter plus que nous ne l’aurions souhaité.
Nous nous approchons de l’entrée des invités où nous comprenons rapidement que notre statut d’invité sera un obstacle à notre travail de reporter Asiexpo. Nous aurions dû demander une accréditation presse. Nous espérons cependant l’opportunité d’une rencontre avec Shah Rukh Khan. Accueillis par les hôtesses en sari, avec la bénédiction du tikka qu’elles déposent sur notre front et des fleurs de jasmin au poignet, nous mettons de côté notre inquiétude.

Après ces instants presque magiques, malheureusement, une certaine confusion déborde les organisateurs qui, à la fois, invitent les photographes à monter sur scène et le public à poser ses questions, public par ailleurs encouragé à quitter la salle pour attendre Shah Rukh au cocktail. Les journalistes des chaînes de télévision, eux, auront la chance de réaliser interviews et photos, ainsi que la plupart des fans tenaces qui seront restés dans la salle. Malheureusement, nous n’aurons pas l’occasion d’approcher Shah Rukh pour une vraie rencontre telle que nous l’avions rêvée et préparée.

Après une longue attente dans le musée où était dressé un buffet désormais vide, Shah Rukh, visiblement épuisé, apparaît dans l’encadrement de la porte, entouré par la chaîne des gardes du corps, et entreprend de traverser la salle. A chaque personne qui réussit à l’approcher, il répond généreusement, signe les autographes, se laisse photographier. Au passage, il nous met une petite griffe sur une plaquette du dernier festival que nous garderons précieusement, à défaut d’interview…

Dehors, il s’approche des fans, dont le nombre a augmenté de façon impressionnante, tout le long des barrières, les salue, les embrasse, signe encore des autographes. Formidable Shah Rukh ! Généreux et tendre, comme dans ses films.

Après avoir affectionné les rôles doubles (Duplicate, Baazigar, Don, …), notre Shah Rukh est maintenant affublé dans la réalité, d’un double de cire, que nous avons admiré longuement et dont la taille plus grande, le teint trop clair et le côté efféminé n’auront pas échappé à notre oeil critique. Nous préférerons définitivement le vrai Shah Rukh, en chair, en os et… en pixels !

Ribault’s Home
Paris, avril 2008

Pays : Inde

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