De l’eau tiède sous un pont rouge de Soheï Imamura

Avant de mourir un clochard philosophe livre à Yosuke (Koji Yakusho), cadre d’une quarantaine d’année au chômage, son secret : il a caché un bouddha en or massif dans une maison, près d’un pont rouge. Yosuke part à la recherche de ce trésor. C’est finalement quelque chose de bien différent qu’il va découvrir quand une femme au pouvoir étrange, lorsqu’elle éprouve un plaisir charnel, l’accueille dans cette maison.

Encore une fois le réalisateur de la “Balade de Narayama” et de “l’Anguille” nous surprend. Il signe là une fable truculente et décalée, pleine d’humour, où le sexe, filmé sans complexe, sans tabou, parvient à atteindre une certaine pureté. Imamura a le mérite de ne pas bouder le plaisir féminin, si complexe, si raffiné et très peu abordé au cinéma, et d’en faire le sujet de son film. Sincère et généreux., “De l’eau tiède sous le pont rouge” est un film rafraîchissant, une ode poétique à la fertilité, un superbe hommage aux femmes. A ne pas manquer.

Éditeur : Editions Montparnasse

Pays : Japon

Pierre Tamet