Dance of the Dragon de Max Mannix, John Radel

Fils de cordonnier vivant dans un petit village de Corée, le jeune Tae va découvrir l’opéra où sa mère l’emmène un jour. L’enfant est alors subjugué par cet art et rêve de devenir danseur à son tour. Freiné par son père, qui le pousse à étudier et qui le fera plus tard embaucher à l’usine, son opportunité viendra lorsqu’il sera convié à participer à une audition à Singapour.

Si les premières minutes du film semble faire penser au film Billy Elliot, le scénario évolue très vite et voit passer Tae de l’enfance à la vie de jeune adulte. C’est ce dernier que l’on va suivre dans son apprentissage, auprès de sa professeur Emi, ex-championne de danse. Cette relation de confiance ne sera pas forcément du goût du mari de cette celle-ci (incarné par Jason Scott Lee), lui aussi ancien champion, mais en arts martiaux.
Point de technique artistique, de dépassement de soi ou encore de jeune héros candide que son talent et son travail vont transformer en icône rassemblant les foules ; le point fort du film vient de sa mise en scène : les dialogues, en nombre limités mais souvent percutants, laissent place à une bande-son quasi omniprésente et variée, accompagnant les protagonistes dans leurs plaisirs, leurs déceptions, ou encore leurs affrontements.
La passion sans faille de Tae, son envie de découvrir et de progresser, vont entrainer les personnages qui l’entourent à évoluer et à se remettre en question, que ce soit le père bourru, le mari orgueilleux, ou encore sa professeur déprimée cachant un manque.
Si l’on pourra reprocher à ce film un titre et une affiche plutôt tape-à l’oeil et loin de son contenu, ou encore l’histoire autour du triangle amoureux sans grandes surprises, il restera en mémoire une œuvre destinée à ceux qui apprécie les mises en scène ne manquant pas d’originalité, et les belles ambiances musicales au service d’une histoire tout en délicatesse.

Acteurs : Jason Scott Lee, Fann Wong, Jang Hyuk

Éditeur : Seven 7

Pays : Corée du Sud

JGC