Altaïr volume 8 de Kotono KATO, Editions Glénat

Suite à sa gestion de la crise des sultans, Mahmud est réintégré au rang de Pacha. Cependant près de 7000 soldats de la Türkiye sont morts, ce qui met le pays dans une position très défavorable face à l’empire Baltrhain. Mahmud propose alors d’attaquer avant eux, mais sur le plan économique. Promu odabashi du nouveau poste des Affaires Étrangères, il part avec ses compagnons vers Argyros, autre grande cité commerciale, réputée pour ses contacts privilégiées avec les pays d’orient, notamment la Cinili. Il a un plan, le tout sera d’arriver à l’appliquer.

Après un épisode très guerrier, retour au calme, si on peut le dire. La situation exige une réaction très rapide et Mahmud apporte au divan une solution inattendue et originale. S’il bénéficie encore de pas mal de chance dans son plan d’action, il ne faut pas mésestimer ses fortes capacités d’adaptation et de réflexion. Par quelques manœuvres en apparence anodines, il arrive à manipuler de nombreuses personnes et à les influencer pour qu’elles se rangent, inconsciemment ou non, du côté de la Türkiye. Intelligent et bien construit, ce manga continue de fasciner par l’étendue des situations abordées. Le commerce est cette fois au cœur de l’intrigue, qui tend de plus en plus à dégénérer en conflit ouvert. La suite promet d’être très intense. A suivre donc.

Fabrice Docher

ALTAÏR volume 8 de Kotono KATO (2011)

Aventures/guerre/commerce/politique/diplomatie, Japon, Editions Glénat, décembre 2015, 208 pages, livre broché 7.60 euros