Interview de Choi Min-sik, acteur militant et amateur de poulpes

Vous vous en souvenez sûrement, fin 2008, Choi Min-sik, géant du cinéma coréen et mondial (nous avons pu constater sa popularité dans les rues de Lyon) était présent lors du festival. L’occasion était belle de voler une heure dans un emploi du temps déjà chargé pour nous entretenir avec cet homme disponible et proche de son public.

Seriez-vous tenté par une aventure à Hollywood ?
Pourquoi pas. Encore une fois, la question n’est pas tant de jouer dans un film américain. C’est avant tout une question de feeling avec le réalisateur et d’intérêt pour l’histoire qu’il propose. La nationalité du film importe peu finalement.

Votre personnage préféré ?
Je les aime tous, et ce n’est pas une réponse pour faire plaisir à tout le monde, c’est la vérité. Si je les ai choisis, c’est qu’ils me touchaient, et l’affection que je leur porte ne va pas changer selon que le film ait eu du succès ou non. Ils sont un peu comme mes enfants, et vous n’abandonnez pas votre enfant parce qu’il a eu une mauvaise note à l’école ! C’est très difficile d’en faire ressortir un que je préfère.

Y en a-t-il un qui vous ressemble particulièrement ?
Pas celui d’ “Old Boy”, je vous rassure (rires). Voyons… mon personnage dans “Springtime” je pense, tout simplement parce que c’est un homme normal, avec ses nombreux défauts.

Un réalisateur avec qui vous aimeriez tourner ?
Je ne cherche pas spécialement des réalisateurs renommés, mais quelqu’un qui soit créatif, qui aime expérimenter, qui porte un regard qui lui soit propre sur ce qui l’entoure, qui ne voit pas dans ce verre d’eau un simple verre d’eau, mais qui arrive à lui donner un nouveau sens.

Mangez-vous toujours régulièrement des poulpes vivants ?
(Rires) Bien sûr ! Si vous êtes de passage en Corée, faites-moi signe et nous en mangerons un ensemble !

Propos recueillis à l’occasion du 14e festival Cinémas et Cultures d’Asie
Lyon, Novembre 2008

Pays : Corée du Sud

Kim Yu-bin & Benjamin Leroy