AD ASTRA, SCIPION L’AFRICAIN & HANNIBAL BARCA (AD ASTRA, PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO AFRICANUS & HANNIBAL BARCA) volume 1 de Mihachi Kagano

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Alors que Rome se complait dans la facilité depuis son écrasante victoire 20 ans auparavant sur la flotte de Carthage, le jeune général Hannibal Barca commence son entreprise de conquête en envahissant l’Hispanie. Témoin de l’humiliation de son père après sa défaite lors de la précédente guerre, il est animé par la soif de vengeance de tout son peuple. Mais il est aussi le « fils » du dieu Baal, possédé par son esprit depuis qu’il est bébé, ce qui lui a valu une enfance très bizarre mais surtout une clairvoyance et une faculté d’analyse hors du commun. C’est pour cela que, malgré une infériorité militaire évidente, il s’est lancé dans une campagne contre Rome en cherchant à atteindre son ennemi par les Alpes. Et tandis que personne dans l’Empire ne semble bien mesurer les capacités, le génie et l’audace d’Hannibal, un jeune homme comprend que ce qui se prépare va être une guerre longue et terrible, à l’issue incertaine. Il est le fils du général suprême de l’armée romaine et se nomme Publius Cornélius Scipion.

Nouveau manga historique pour Ki-oon qui s’offre cette fois une plongée dans les guerres puniques, en l’occurrence la 2ème, qui fut aussi la plus destructrice. Nous suivons l’avancée d’Hannibal, de son entrée en Hispanie à sa campagne en Italie, vu principalement par les yeux de celui qui sera son plus grand adversaire, Scipion. Si l’on excepte les affinités divines du jeune général carthaginois, l’ensemble est très réaliste, bien documenté et bien dessiné. On se retrouve au cœur du conflit, au milieu des troupes venues de tout horizon et facilement reconnaissables. Enjeux et stratégies sont expliqués et à part les problèmes de logistique pur, on suit correctement l’avancée des troupes. Bien sûr, comme le dit le mangaka lui-même, tout n’est pas historiquement juste : il a du déjà composer des visages suffisamment différents pour les principaux protagonistes et il a pris quelques libertés. De plus les faits sont là mais la manière de les introduire peut être sujet à interprétation. Cependant l’essentiel est là et pour une 1ère œuvre reliée, on peut dire que Mihachi Kagano s’en sort très bien. Ainsi, même si on connait de facto la fin de l’histoire, on a envie de découvrir la suite, surtout la manière dont il va la mettre en scène.

Éditeur : Ki-oon

Pays : Japon

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