HONG  KONG  REQUIEM de Masaru Konuma

HONG KONG REQUIEM de Masaru Konuma

Akiko mène une vie paisible et ennuyeuse avec son employé de mari. Trop, sûrement… si bien qu’elle finit par le tromper avec un de ses collègues. Ce dernier, muté à Hong Kong, emmène Akiko avec lui. Le mari, désespéré, veut comprendre, et part à leur recherche sur un coup de tête… Mais s’attend-t-il seulement à ce qu’il trouvera au terme de cette quête ?

Nous poursuivons donc ici, grâce à l’éditeur Wild Side, la découverte de ces pépites de la célèbre collection des Romans Pornos Japonais. En plein âge d’or, 1973 précisément. La collection est large. Nous avons affaire ici à un polar érotico-dramatique, qui se décompose en deux parties distinctes : une première, légère, typique du genre et qui introduit le film, suivie d’une seconde beaucoup plus crue, où scènes de viol et de domination sadiques se succèdent. Au final, le sexe « à l’ancienne », enfin celui auquel on s’attend dans ce genre de productions, s’avère être quasi-uniquement présent au début – hop ! Deux minutes de film et déjà la première scène « érotique », puis virage dramatique amorcé progressivement. Ce qui au départ peut s’avérer déstabilisant, apporte au film une envergure inattendue et appréciable, lui permettant de sortir des sentiers battus manichéens propres à ce genre. La bande originale est toujours aussi irrésistible (cf chronique de 5 secondes avant l’extase dans le N° précédent), les actrices/acteurs (la superbe Setsuko OGAWA dans le rôle de Shoko ainsi que le grandiose Kazuhiko Yakata dans le rôle du yakuza proxénète détraqué Yabuki) sont parfaits, surjouant juste ce qu’il faut. On découvre le Hong Kong des années 70, grouillant de vie et plein de charme, ainsi que les bordels chinois de l’époque. Le film reste donc un délice, moins léger ou parodique que d’autres productions de la collection, mais à voir absolument pour les amateurs du genre. Il est néanmoins, de fait, à déconseiller aux âmes les plus sensibles.

Éditeur : Wild Side Vidéos / Coll Romans Pornos

Pays : Japon

Romain Bellon