Annecy 2010

Annecy 2010

Nouvelle édition d’un des plus grands festivals internationaux du film d’animation, celle-ci ayant cette année une saveur particulière : cette 34ème édition célébrait aussi ses 50 ans d’existence ! En effet, jusqu’en 1997, le festival d’Annecy avait lieu tous les 2 ans avant de devenir annuel, ce qui explique le décalage. L’esprit était donc encore à la fête pour cette longue semaine du 7 au 12 Juin.

ANNIVERSAIRE ET AUTRE

Un tel anniversaire imposait des festivités en conséquence. Le premier et le plus visible des évènements était le nombre faramineux d’invités arpentant le festival : 50 noms prestigieux de l’animation étaient là, sans compter ceux qui étaient venus présenter une œuvre. Des noms comme Pete Docter, Jeffrey Katzenberg ou Peter Lord ne diront peut-être rien au néophyte mais quel bonheur de croiser par hasard dans un couloir Matt Groenig (les Simpsons – photo), Peter de Sève (l’Âge de Glace) ou Michel Ocelot (Kirikou). Il est dommage que Hayao Miyazaki, un temps annoncé, n’ait pas été de la fête, mais pour les vrais amateurs d’animation internationale, il y avait déjà de quoi faire. Pour ne rien gâcher, tous ces hommes (et femmes) pourtant renommés dans leur milieu se montrèrent très accessibles et ne refusèrent aucun autographe à leurs fans. Des séances de dédicaces furent aussi organisées dans le hall du palais Bonlieu, créant parfois un certain embouteillage.
50 ans d’existence, c’est aussi 50 ans de longs et courts métrages, 50 ans d’expérimentation et de découvertes, 50 ans de prix et de récompenses. Pour nous offrir un petit aperçu de ce qui a émerveillé le public depuis la 1ère édition, le Citia, l’organisme gérant le festival, a créé un coffret regroupant tous les courts métrages primés à Annecy : un bon moyen de se plonger dans les merveilles de l’animation mondiale sur un demi-siècle. Des programmes spéciaux furent aussi consacrés à une rétrospective du même ordre, dans un ensemble appelé justement « 50 ans tout court » ; les courts primés étaient regroupés dans 5 groupes, chacun représentant une décennie. Un autre programme incroyable avait pour objectif de résumer l’histoire de l’animation depuis ses origines, et comprenait 50 très courts métrages de 21 pays datant de 1908 à 2009. Peut-être moins époustouflante mais plus décalée, la 3ème partie était consacrée à l’anniversaire, et curieusement appelée « Nobody’s perfect, le salon des refusés ». Arguant du fait que « personne n’est parfait » et que toute sélection fait qu’il y a nécessairement des exclus (que les choix soient pertinents ou engagés), le festival a voulu revenir sur des « films qui auraient pu – ou dû – être présentés », pour reprendre les mots des organisateurs. Cela est évidemment encore subjectif et les choix peuvent aussi être sujets à polémique mais ce fut une bonne initiative, mea culpa déguisé mais qui de toute façon profite au public et c’est bien là l’essentiel.

Avec tout ce qui tournait autour de cet anniversaire, il ne fallait pas oublier qu’un pays était aussi à l’honneur cette année, comme toutes les autres. Et si l’Argentine n’a pas une place prépondérante dans l’animation mondiale aujourd’hui, et n’est pas très connue du grand public, il faut savoir que le 1er long métrage animé connu vient de ce pays ! Ainsi Quirino Christiani a créé en 1917 « El Apostol » à Buenos Aires, et ce presque tout seul. Malheureusement il ne reste aucune trace de ce film suite à un incendie des archives où il était stocké et seul un making-of réalisé lors de sa création permet d’en voir quelques images. Si ce réalisateur, d’origine italienne, n’a pas eu une carrière très prolifique, se considérant plus comme un artisan, il a néanmoins attiré l’attention de Walt Disney ; le père de la célèbre souris alla en effet le voir en 1941 et lui proposa même de travailler pour lui, mais il refusa.

Tout cela pour dire que l’Argentine possède un certain passé dans le monde de l’animation mais recèle aussi toujours des talents comme le prouvent les programmes qui lui sont consacrés. Elle est beaucoup plus discrète dans le domaine des long-métrages mais quelques titres ont récemment atteint nos contrées : Mercano, El Marciano (Mercano le Martien – image de droite) de Juan ANTIN en 200,1 et Boogie, el aceitoso, de Gustavo COVA en 2009, une des surprises du festival d’Annecy de l’année dernière, sont 2 titres pour adultes au style et à l’histoire originaux. Malgré une diffusion limitée, ils ont néanmoins marqué les esprits de ceux qui les ont vus, professionnels compris.

DES LONGS SOUS LE SIGNE DU JAPON

Si la Chine avait un titre dans la catégorie longs-métrages en compétition, le Japon a presque monopolisé le devant de l’affiche avec pas moins de 6 titres (2 en compétition sur 7 et 4 hors-compétition sur 6 !) La multiplicité des genres témoigne aussi d’une industrie qui ne veut pas baisser les bras malgré la crise.

L’histoire est pourtant banale : Shinko est une petite fille qui adore les histoires que lui raconte son grand-père. Comme ils vivent sur l’emplacement d’une ancienne capitale, Suo, elle s’imagine des aventures extraordinaires avec les habitants d’il y a 1000 ans. Un jour, une nouvelle élève, Kieko, arrive dans son école. Timide et réservée, celle-ci a du mal à s’intégrer, mais Shinko décide de l’aborder franchement et de l’entraîner dans ses jeux. Ensemble et avec les autres enfants, elles vont vivre de belles histoires. C’est un film en apparence simple mais il aborde des sujets graves comme la maladie, le suicide, la dépendance au jeu, même si cela reste en filigrane. C’est vraiment un film tout public, dans le sens où toute la famille peut y trouver son compte. Comme de plus sa réalisation est très bonne, on aurait tort de s’en priver (même s’il ne sortira apparemment qu’en dvd).

Ensuite arrive un poids lourd : Evangelion Shin Gekijoban : Ha (Evangelion 2.0 : You Can (Not) Advance) de Hideaki Anno. Ce 2ème film, qui fait donc partie des quatre films remontés à partir de la série de 1995, prend une dimension encore supérieure par rapport au premier. Celui-ci marquait une vraie évolution technique au niveau de la réalisation mais restait, malgré le condensé, très proche du matériau d’origine. Ce nouvel épisode introduit un nouveau pilote d’Eva (la toujours mystérieuse Mari Illustrious Makinami), un nouveau type d’Eva, et des Anges à l’aspect très différent. Si la ligne directrice reste la même, de nombreux points du scénario diffèrent et le film s’attarde beaucoup sur les relations entre les pilotes, plus étoffées. La réalisation reste excellente, justifiant l’important temps de production. Un point peut surprendre : la présence de 2 chansons assez gaies en complet décalage avec les scènes qu’elles illustrent ; est-ce un moyen de dédramatiser les images en question, ou une manière détournée de choquer encore plus ? De toute façon, ce 2ème film est globalement une grande réussite et un vrai bonheur pour les fans. Il ne reste plus qu’à attendre la suite.

Un temps retardé, Redline de Takeshi Koike est présent cette année. Inscrit dans la dynamique du studio Madhouse de produire 1 film par trimestre, il se veut un retour aux films d’actions des années 80-90 ; il n’y a qu’à voir le scénario : JP, un humain, participe à des courses intergalactiques survitaminées où tous les coups sont permis, et dont le but est d’accéder au Redline, une épreuve très spéciale, illégale et dangereuse. Le lieu choisi est en effet une planète militaire hostile au Redline. Un temps recalé, il récupère une place suite à la défection de 2 concurrents. Une fois arrivé sur le site de préparation, il rencontre les autres pilotes et notamment Sonoshee, une championne humaine à l’origine de sa carrière de pilote. L’histoire est donc vraiment bateau et uniquement prétexte à des courses totalement débridées. L’animation est très bonne mais sur un design un peu vieillot avec des couleurs criardes ; tout est bien sûr voulu, un sorte d’hommage comme je le disais plus haut. Pas de réflexion, le but est uniquement de nous divertir, de nous tenir en haleine avec un final débordant d’adrénaline et complètement délirant. En fait, il y a quand même un message à la toute fin : si les concurrents du Redline sont près à user de tous les moyens pour gagner, ils sont tous heureux à la fin et congratulent unanimement les vainqueurs. Un bel esprit sportif en somme, où seul compte la volonté de se surpasser.

Déjà sorti en salle au mois de mars, Yona Yona Penguin (Yona la légende de l’oiseau sans aile) de Rintarô est le dernier de la sélection hors-compétition. Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas : la petite Yona ne quitte plus son costume de pingouin, de puis que son père aujourd’hui mort lui a juré qu’il avait volé une fois avec eux dans le ciel. Un soir, elle suit une étrange marionnette qui l’entraîne dans le monde d’en-bas où les gentils gobelins, menacés par l’ignoble Bouca-Bouh, croient en la légende de l’oiseau-sans-aile qui viendra les sauver. À cause de son costume, ils prennent Yona pour leur sauveur. Réalisé en collaboration avec la société française Denis Friedman Productions (à qui on doit notamment Kaena), ce film est fait dans un relief plutôt sommaire par rapport au niveau actuel mais cela convient bien aux tons pastels qui dominent ; il est très orienté jeune public même si celui-ci aura peut-être un peu de mal avec le mélange des influences occidentales et orientales.

PAS A COURT D’IDÉES

Passons à ce qui constitue la section reine du festival : les courts métrages, quels que soient leurs catégories. Comme toujours dans ce type de production, la diversité, tant au niveau de l’origine que du style, est impressionnante ; crayonné, cellulo, informatique, marionnette, pâte à modeler, image incrustée, mélange avec le réel, etc. il devient maintenant difficile d’énumérer tout ce que l’on peut découvrir dans toutes les séances, que ce soit en courts, en films de télévision, de commande ou de fin d’études. Et là je ne parle même pas des programmes spéciaux, alors que ceux-ci proposaient quelques perles comme Omboro Film (le film cassé) d’Osamu Tezuka ou Neko no Shukai de Makoto Shinkai.

Parmi les courts métrages les plus marquants, je peux citer quelques titres, dont certains ont même reçu des prix. The Lost Thing d’Andrew Ruhemann et Shaun Tan (Australie, Grande-Bretagne – à droite) est l’histoire d’un jeune homme découvrant un objet perdu sur une plage et qui n’aura de cesse de l’emmener dans un endroit où celui-ci sera bien ; seul problème : cette chose fait 4 mètres de haut, ressemble au croisement d’une pieuvre et d’une théière, et est vivante. Love Patate de Gilles Cuvelier (France – à gauche) est encore plus bizarre avec son personnage principal qui tombe amoureux d’une… pomme de terre !

Les films de télévision, toujours plutôt orientés le jeune public, nous ont aussi offert quelques perles. Dragons et Princesses « Le garçon qui ne mentait jamais » de Michel Ocelot (France) raconte en ombre chinoises des contes du monde entier. The Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang (Grande Bretagne – à droite) suit les aventures d’une souris qui, pour échapper à ses prédateurs, s’invente un ami monstre très dangereux avant de tomber nez à nez avec lui. Commandant Clark de Norman J. Leblanc (France) est de son côté une désopilante parodie de Star Trek avec des animaux.
Grandes civilizaciones « La antigua China » (The Time Compass « Ancient China ») de Federico Badia (Espagne, Argentine) est un court ludique et amusant sur la Chine antique. Der Kleine und das Biest (Le petit garçon et le Monstre) de Johannes Weiland et Uwe Heidschötter (Allemagne – à gauche) est une très originale et drôle vision du divorce par un enfant.

Pour les films de commande, tout dépend bien sûr de l’usage pour lequel ils ont été créés. Eingemauert ! Die innerdeutsche Grenze (Emmurés ! La frontière interallemande) de Christoph Lanz (Allemagne) est une description minutieuse du mur de Berlin et de l’ancienne frontière entre les deux Allemagne : ce n’est donc pas très sexy, bien que fait avec une belle 3D, mais très instructif. Aides « Graffiti » de Yoann Lemoine est par contre une irrésistible publicité pour les préservatifs avec le dessin d’un pénis abandonné sur les murs des toilettes pour femmes.

Les films de fin d’études, de leur côté, offrent un large panel d’œuvres, à la qualité parfois discutables, mais comportant toujours de belles surprises. Grise Mine de Rémi Vandenitte (Belgique) raconte les épreuves vécues par un mineur bloqué dans un puits et qui tente de remonter à la surface. Made-Up de Mirjam Plettinx (Belgique) évoque l’errance d’une jeune femme qui essaye de remodeler son corps. Orsolya de Bella Szederkényi (Hongrie) suit la vie d’une fille qui ne peut plus vivre que la tête en bas. I Forgive You de Pierre Mousquet et Jérôme Cauwe (Belgique – à gauche) présente deux catcheurs qui discutent et se disputent en pleine rue avant de se réconcilier dans un émouvant final. Ces quelques exemples ne sont qu’une partie de ce que les nouveaux talents du monde ont à nous offrir.

Sinon comme toujours du côté de l’Asie, le Japon est le pays le plus prolifique toute catégories confondues (17 en tout). On trouve ensuite la Corée du Sud (7), la Chine (4), l’Inde (3), et Taïwan avec 1 film de télévision (en allant un peu plus loin, on peut citer l’Iran avec un court métrage hors-compétition, une triste histoire de séparation).

En compétition, nous avons eu droit à du beau monde avec Mamoru Oshii. Dans « Je t’aime » (en français dans le texte – image de droite), il nous montre un chien (son fidèle basset) qui, dans une ville déserte, apporte tous les jours une balle différente à un robot féminin pour attirer son attention. On sent les capacités du studio I.G avec une réalisation de haute volée sur une chanson du groupe Glay. Autre style avec Koisuru Nezumi (Love Mouse) de Shinsaku Hidaka (ci-dessous) : une souris mâle, grande amatrice de fromage et voleuse invétérée pour assouvir sa passion, rencontre un jour une meule vivante. S’ensuit alors un dilemme entre son amour pour le fromage et son amour pour ce fromage. Un film hilarant et bien construit, si bien que l’on ne voit pas passer les 13 minutes. Plus triste est Roku-jyo to yo-jyo-han (Deux pièces) d’Atsuko Nagashima où une couple emménage dans un nouvel appartement avant de se séparer et de quitter cet appartement.

Les films hors-compétition proposaient aussi de bonnes surprises. Mushiba Tetsudou (Cavity Express) de Kenji Muto montre le combat d’un petit garçon contre les caries avec du dentifrice. Komaneko no Christmas « Maigoninatta present » (Le Noël de Komaneko « Un Cadeau Perdu ») raconte la mélancolie d’une petite fille qui attend le retour de ses parents pour Noël.

La sélection officielle «Films de télévision» nous dévoilait de son côté l’adaptation animée d’Hipira Kun de Shinji Kimura (à droite), dont il avait créé la version bande dessinée avec Katsuhiro Otomo (Akira, Steamboy). Logiquement bien dans le style d’origine, elle utilise avec bonheur l’informatique pour créer un monde détaillé et coloré, parfait pour les drôles d’aventures de ce petit vampire.
Si le Japon nous a donc proposé quelques belles œuvres, les ovnis ne manquent pas. Ainsi Playground de Mirai Mizue (un habitué du style) et Meat de Takahiro Kimura, ressemblent plus à des trips hallucinogènes qu’à autre chose (le 2ème peut même vous dégouter de manger de la viande) tandis que Yubi no nusunda onna (la Femme qui Vole des Doigts – tout est dans le titre) de Saori Shiroki est assez glauque. Dans leur style, Kaeru no Hako de Dino Sato, Amanatsu de Toshihisa Yokoshima, Wakaranai buta d’Atsushi Wada et Hajimari (à gauche) de Ryu Kato sont peut-être moins fous mais tout aussi bizarres.

Du côté des autres pays, le constat est aussi inégal, avec une assez grande proportion de titres destinés au grand public : Barnacle Lou de Byung Chun Min, My Friend Go-ra-ni de Hyung-yun Chang (Corée du Sud, Mojo Spy de Bo Fu et Qing Zhou (Chine), Little Krishna de Vincent Edwards et Balasubramanian Rajasekaran (Inde – à droite)). Certains sortent tout de même du lot. Tanko bole chhe de Nina Sabnami (Inde) raconte l’histoire d’un village créé par des pakistanais exilés en Inde, et de son développement, fort de l’immense volonté de ses habitants. Mom de Wooksang Chang (Corée du Sud – ci-dessous) nous montre le triste retour dans sa maison natal d’une mère que la fille a abandonnée pour son petit-ami. Du côté de la Chine, nous avons Kungfu Bunny 3 – Counterattack de Zhiyong Li, le combat d’un maître et de son chien contre un lapin adepte d’arts martiaux et Die Wahrheits – Quizshow de Baoying Bilgeri, une grinçante critique de la manipulation des foules (ici dans une affaire de dopage).

CONCLUSION

Sans compter les programmes spéciaux, il y avait donc encore de quoi voir cette année. Si la présence de l’informatique se fait toujours plus sentir, son utilisation non standardisée, la variété des styles et l’originalité des scénarii font que l’on arrive toujours à être surpris. La flamme des créateurs du monde entier ne semble donc pas prête de s’éteindre et c’est tant mieux pour nous.
Une visite du MIFA (le Marché Internationale du Film d’Animation) permettait aussi de se faire une idée de la vigueur du secteur. Bien sûr la crise est passée par là, mais les projets ne manquent toujours pas. La Chine, avec des stands immenses montraient le chemin avec de nombreux titres en préparation tandis que la Corée du Sud faisait elle la démonstration des premières séries réalisées pour la télévision en 3D : une bonne technique qui laisse entrevoir un futur encourageant.
Ainsi donc je vous donne rendez-vous l’année prochaine, du 6 au 11 juin 2011 pour une nouvelle édition d’un festival dont la qualité et l’intérêt ne semblent pas près de décroître aux yeux du grand public et des professionnels.

PALMARÈS

Longs métrages
Cristal du long métrage : Fantastic Mr. Fox Wes Anderson – États-Unis
Mention spéciale : Kerity la Maison des contes Dominique Monféry – France, Italie
Prix du public : Fantastic Mr. Fox Wes Anderson – États-Unis

Courts métrages
Cristal d’Annecy : The Lost Thing Andrew Ruhemann, Shaun Tan – Australie, Grande-Bretagne
Prix spécial du jury : Sinna mann (Angry man) Anita Killi – Norvège
Prix « Jean-Luc Xiberras » de la première œuvre : Jean-François Tom Haugomat, Bruno Mangyoku – France
Mention spéciale ex-æquo : Les Journaux de Lipsett Theodore Ushev – Canada
Don’t Go Turgut Akacik – Turquie
Prix Sacem de la musique originale : Love & Theft Andreas Hykade – Allemagne
Prix du public : Sinna mann(Angry man) Anita Killi – Norvège

Films de télévision
Le Cristal pour une production TV : Der Kleine und das Biest (Le Petit Garçon et le Monstre) Johannes Weiland, Uwe Heidschötter – Allemagne
Prix spécial pour une série TV : Dragons et Princesses « Le garçon qui ne mentait jamais » Michel Ocelot – France
Prix pour un spécial TV : The Gruffalo Jakob Schuh, Max Lang – Grande Bretagne

Films de commande
Prix du film éducatif, scientifique ou d’entreprise : Giallo a Milano Sergio Basso – Italie
Prix du film publicitaire ou promotionnel : Harmonix « The Beatles: Rock Band » Pete Candeland – Grande-Bretagne, États-Unis
Prix du meilleur vidéoclip : Sour « Hibi No Neiro »( Sour « Tone of Everyday ») Masashi Kawamura, Hal Kirkland, Magico Nakamura, Masayoshi Nakamura – Japon

Films de fin d’études
Prix du meilleur film de fin d’études : The Lighthouse Keeper David François, Rony Hotin, Jérémie Moreau, Baptiste Rogron, Gaëlle Thierry, Maïlys Vallade – France
Prix spécial du jury : Sauvage Paul Cabon – France
Mention spéciale : Lebensader Angela Steffen – Allemagne

Pays : France

Fabrice Docher